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Ce mois-ci, je vous conseille vivement à visiter le site des Editions "Les Petites Vagues" :

 

 

Denis BETSCH, auteur de ce site et des photos du livre"Paysages de la Haute vallée de la Bruche" nous raconte :

"Au cours de mes balades dans la nature, mon appareil photo en bandoulière, j'ai accumulé de nombreuses images, que j'ai jugées dignes d'être montrées. Ce qui a donné ce livre, hommage à ma région et témoignage de ses beautés. En même temps que l'ouvrage passait entre les mains du metteur en pages, j'ai créé une structure pour le diffuser, les Petites vagues-Éditions. Au programme , livres, cartes postales, posters, et toujours prises de vue ayant pour objet la Vallée de la Bruche et la nature. J'espère que ce site vous fera découvrir une région à visiter et vous donnera envie d'y venir faire un détour ..."

Donnons maintenant la parole à Marie-Thérèse FISCHER :

"Il y a quelques 10 000 ans, les glaciers ont façonné d'immenses cirques dans les Hautes-Vosges. Fabuleux jardins botaniques, ils offrent aussi le merveilleux spectacle des lacs du flanc du vieux Climont, depuis des siècles et des siècles, naît à chaque instant la petite Bruche.

Elle gazouille, elle sautille, elle s'en va découvrir le monde comme une fillette qui s'échappe de chez elle. Et la petite Bruche trouve sans doute le monde bien joli, là-haut, dans la Vallée qui se creuse pour l'accueillir, car elle y fait l'école buissonnière, entre Saales et Bourg-Bruche, son chemin suit d'amples méandres parmi les prés.

Les arbres qui se penchent sur elle ont beau murmurer dans le vent des paroles de sagesse : elle n'en a cure et bondit de plus belle sur les pierres de son lit, en renvoyant autour d'elle les éclats de rire du soleil qui éclaboussent de lumière les plis de sa robe. Elle court, la fillette Bruche, et, de tous les côtés, ses amis les ruisseaux dévalent les versants pour la rejoindre et jouer avec elle. Ils lui apportent, pour lui faire plaisir, les cailloux qu'ils ont chipés aux montagnes : la Climontaine et le ruisseau de Champenay, comme tous ceux qui naissent là où le soleil se couche, roulent dans leurs flots le grès rose et veiné ; les autres, la Chirgoutte et ceux qui jaillissent au Levant dans les rochers du Champ du Feu, traînent des granits sombres et scintillants à la fois.

Entre deux cabrioles, ils lui racontent ce qu'ils ont vu là-haut, sur le tapis des brimbelles, au pied des murailles rocheuses, ou encore, coquins, sous les jupes obscures des sapinières. Et lorsqu'ils passent ensemble en rêvant le long des maisons des hommes, quelque chose dans leurs reflets rappelle le regard tendre des biches, l'éclat fauve des renards et le vol bleu des geais.

Mutine et charmante, la petite Bruche n'a pourtant pas toujours bon caractère. Elle n'aime ni les longues pluies, ni la fonte des neiges car, alors, elle s'enfle dans des colères subites. De la route, entre Fouday et Rothau, on devine au bout des prés les soubresauts rageurs de ses vagues souillées, comme les mèches folles d'une adolescente furieuse. Et cela peut aller loin ! Elle sort du bon chemin, passe les bornes de son lit et ravage tout ce qu'elle trouve devant elle. Alors elle déteste tout le monde, menace les ponts, se glisse subrepticement dans les caves pour y gâter ce qu'on y croyait à l'abri...

Et puis, tout à coup, un matin, elle se fait à nouveau toute douce et caressante, comme si de rien n'était. En sortant de Schirmeck, elle ralentit le pas, ou du moins elle essaie, car elle n'arrive pas encore tout à fait à se débarrasser de sa brusquerie et de ses caprices. Aux portes d'Urmatt, enfin, elle n'est plus une enfant, mais une jeune fille qui commence à se donner des airs. Il lui faudra encore du temps avant d'en imposer et de se donner pour une « grande » rivière.

Beaucoup plus loin, beaucoup plus bas, elle va rejoindre sa sœur l'Ill et, la main dans la main, elles se jetteront ensemble entre les bras du Rhin pour qu'il les emmène au bout du monde, là-bas, à Rotterdam, là où leurs eaux prendront le goût du sel en rencontrant la mer. Mais notre Bruche à nous, c'est la fillette, c'est ce ruisseau qui sous nos yeux devient peu à peu une petite rivière.

Nous, nous habitons au Pays de la Petite Bruche. Gageons que vous ne savez pas combien notre Pays parle au cœur !

Voulez-vous bien nous y suivre ?

Venez : la Petite Bruche vous invite à partager ses jeux et ses rêves... "

http://perso.wanadoo.fr/les.petites.vagues/

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