Samedi et Dimanche étaient pluvieux et maussades. Un temps à ne pas mettre un randonneur dehors ! Alors, quand je me suis levé le lundi matin et que j'ai vu un ciel sans nuage annonçant une journée ensoleillée, j'ai craqué ! J'ai téléphoné à mon bureau et j'ai annoncé que je prenais une journée de congé impromptue. Je profite de la matinée pour régler quelques questions pratiques et familiales puis je prépare un léger sac à dos avec juste le nécessaire pour une petite balade d'après-midi. Je prends la direction de Kaysersberg dans le vignoble alsacien, tout près de Colmar. J'arrive à Kaysersberg à 13h et je cherche à garer ma voiture sans avoir bourse à délier. J'y arrive avec beaucoup de chance, car presque toutes les places sont payantes.
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Je sors de la ville pour rejoindre la N 415 qui relie Colmar à St Dié. Je passe le pont routier sur la rivière " La Weiss ". Sur le parapet du pont, côté amont de la rivière, j'observe les premiers fléchages de mon parcours. Il s'agit des sigles anneau bleu, croix bleue et disque bleu du Club Vosgien. La route passe entre les deux parties d'un cimetière. Je me dis que voilà un bien étrange lieu de repos pour les chers disparus. La circulation est intense et le bruit des camions et de voitures est omniprésent. Je traverse la chaussée goudronnée en empruntant le passage protégé, puis je prends à droite et je reste sur le trottoir. J'arrive alors au bord de la N 415.
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En face de moi se dresse un éperon rocher sur lequel a été édifiée une chapelle fortifiée. Encore un peu plus haut, dans la roche, a été installée une statue de la Vierge. Bras ouverts et accueillants, drapée de son manteau bleu et blanc, elle semble veiller sur l'édifice religieux. La route nationale passe au pied du rocher. La circulation est intense et de nombreux camions relient par cette route l'Alsace à la Lorraine.
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Je prends à gauche en direction de Colmar et je longe le muret du cimetière. Je me retourne pour admirer la ville anciennement fortifiée de Kaysersberg. Je distingue des pans de remparts et les ruines d'une tour d'accès à la ville. Plus loin, se dresse le clocher de l'église. Encore plus loin, et plus en hauteur, aux abords de la ville, se dresse le château. Kaysersberg est assurément un fleuron du paysage alsacien ! Au niveau de la première habitation de la ville, je traverse la route avec prudence.
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Sur le trottoir d'en face, je prends à gauche, je longe la route sur quelques mètres, puis je prends le chemin qui monte à droite dans la forêt. Un balisage indique la direction d'Ammerschwihr par des disques bleus ainsi que la direction de la Chapelle Flieger par les croix bleues. Le chemin est en forte montée. La route nationale est en contrebas sur la gauche.
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A travers les frondaisons, je distingue, à ma gauche, les pentes du vignoble. Après 100 m de montée, un sentier part sur la droite. Il est balisé d'un anneau rouge mais il n'y a aucune indication de direction. Je continue tout droit en suivant les croix et les disques bleus. 30 m plus haut, un autre sentier part sur la droite en direction de la Gloriette S'Higala. Je décide de faire le détour sachant que la vue sur la ville de Kaysersberg y est très belle.
Je traverse ainsi une petite forêt châtaigniers. Le sol est jonché de longues feuilles crantées de couleur pâle. Des bogues brunes et éclatées se cachent sous le tapis de feuilles. J'entends le fort bruissement des feuilles encore accrochées aux branches. Le vent du Nord souffle plus fort ! Des arbres, abattus par quelque tempête, barrent le sentier. J'en escalade un puis suis obligé d'en contourner un autre. J'aperçois maintenant la Gloriette toute proche. La peinture verte se voit bien dans cette forêt défeuillée.
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Je m'approche et pose mon sac sur le banc intérieur. De suite, je suis attiré par la vue sur la ville. Le cadre est magnifique. J'admire la ville anciennement fortifiée de Kaysersberg, les remparts, l'église, les maisons à colombage, le château au-dessus du vignoble et le fond de la vallée. Pour combler le promeneur ébloui, il faudrait pouvoir couper le son ! Car malheureusement, le bruit de la circulation monte jusqu'à cet endroit magique et ternit un peu de la poésie de l'instant.
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