Avant de partir à lassaut du Rumbachkopf, le chemin se fait son passage entre les derniers jardinets thannois. Nous voici dans une forêt de feuillus. Le sol est jonché des feuilles rousses tombées à lautomne dernier.
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Les troncs dessinent leur silhouette verticale dans le ciel bleu. Les rais de soleil traversent sans peine les branches dénudées de toute feuille. Ils viennent caresser les mousses qui paressent sur la pierre. " Regarde, Papa ! Le papillon jaune, cest un citron " sexclame Thibaut.
Le sentier chemine sur les pentes du Grumbachkopf (alt. 674 m). Il rencontre bientôt un chemin forestier que nous suivons (toujours les rectangles rouges). Nous approchons du col du Grumbach. Des ruines de positions militaires témoignent des événements des deux dernières guerres.
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Et là, dans la mousse verte, nous découvrons les premières fleurs de lannée. De charmantes et douces Hepatica triloba (hépatique à 3 lobes). Ces fleurs rares annonceraient-elles le printemps prochain ? Linstant est émouvant. Elles se font modestes, sans doute pour échapper à la cueillette sauvage dun promeneur.
Nous poursuivons notre chemin et arrivons au col de Grumbach (alt. 590 m). Cest un carrefour proposant différentes directions aux randonneurs. Nous prenons sur la gauche en direction de la Roche Albert (rectangle rouge-blanc-rouge). Le chemin forestier descend à travers bois. Nous prenons garde à ne pas manquer le sentier qui bientôt grimpera sur la droite vers la Roche Albert. Ce sentier étroit sélève et passe à côté de gros rochers avant de traverser une petite forêt de sapins. Il débouche ensuite sur la Roche Albert (alt. 590 m).
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Il sagit dun belvédère dominant la commune de Bitschwiller-lès-Thann. La vue et magnifique vers le fond de la vallée de la Thur. Sur la droite, au loin, le Grand Ballon dAlsace. Sur la gauche, le massif du Thanner Hubel. Et devant soi, les villages de la vallée et la route qui mène vers la Lorraine. Un banc invite à la pause. La gourde est ouverte et le thé chaud réconforte les gorges que la montée a rendues sèches. Les pieds ballants, assis sur le banc, Gautier reprend des forces.
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Thibaut sest éloigné. Il escalade les gros rochers. Un arbre atteint par la foudre tend ses branches calcinées vers le ciel. Peut-être, invite-t-il loiseau de passage à faire une halte ? Ou au contraire, lance-t-il ses longs bras pour effrayer les démons de la montagne ? Madeleine contemple la vallée ; on distingue parfaitement chaque village, de part et dautre, les crêtes vosgiennes dominent le vallon.
Dautres années, à pareille époque elles sont ensevelies sous la neige. Mais cette année, le blanc manteau nest pas au rendez-vous. Le temps est printanier et nous ne sommes quà mi-février !
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